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Choisir sa tablette, mode d’emploi

Les tablettes figureront sans aucun doute parmi les cadeaux les plus en vue de cette fin d’année. Difficile pourtant de s’y retrouver parmi la pléthore de modèles, de systèmes d’exploitation, de types de tablette pour choisir un modèle en particulier. Revue des principales offres et des questions à se poser avant de faire son choix.

Sur le papier, les tablettes présentent des caractéristiques à peu près identiques : un écran couleur et tactile (mesurant entre 7 et 10 pouces, soit entre 18 cm et 25 cm), un poids variant entre 550 et 750 grammes, un capteur photovidéo, une puce Wi-Fi (quelques rares modèles permettent de capter la 3 G) et une autonomie variant entre cinq à dix heures.

L’offre est très variée et se décompose pour l’essentiel en trois familles de produits : On trouve d’une part de nombreux hybrides, mi-PC mi tablette, produits par Asus, Dell, HP sans oublier Microsoft avec sa Surface, d’autre part une gamme étendue de produits sous Android (Galaxy de Samsung, Nexus de Google, …) et enfin les iPad d’Apple qui vient de renouveler sa gamme.

Les (vraies) capacités de stockage

Certains modèles disposent d’une capacité de stockage assez limitée (entre 16 et 32 Go).

Attention, cette capacité est utilisée en partie par le système d’exploitation s’il s’agit d’une tablette fonctionnant sous Windows. Ainsi, sur la Surface, la version 32 Go n’offre que 15 Go de stockage pour le contenu utilisateur. Sur la version 64 Go, il n’y en a que 44 Go. Sachez néanmoins que sur les Surface, il est possible d’étendre la mémoire en insérant une carte MicroSD, sans oublier la possibilité d’utiliser une clé USB ou un disque dur externe grâce à un port USB 3.0.

Android étant moins gourmand, les tablettes sous ce système d’exploitation disposent d’une capacité de stockage libre plus importante. Si elles ne disposent pas de ports USB, il est parfois possible d’insérer une carte mémoire de type microSD.

De nombreuses applications … plus ou moins utiles

Pendant quelques années, Apple s’est distingué avec une boutique en ligne (App Store) riche de centaines de milliers d’applications gratuites ou payantes.

Fin 2013, ce n’est plus le cas. Son concurrent direct, Android, l’a rattrapé avec un Play Store aussi complet et un peu mieux organisé qu’auparavant (une version spécifique pour les tablettes étant même disponible depuis fin novembre).

Microsoft est en retrait quantitativement parlant mais l’éditeur met les bouchées doubles pour rattraper son retard. Pour autant, le déficit d’applications n’est pas nécessairement un inconvénient. Les tablettes basées sur Windows 8 s’adressent notamment aux utilisateurs souhaitant retrouver leurs outils de productivité et notamment Office. La suite bureautique est utilisable sur toute tablette hybride, sur les Surface de Microsoft, en attendant une version iOS et Android sans doute l’année prochaine.

Des appareils du même constructeur pour une plus grande tranquillité

Posséder des équipements et des programmes affichant le même logo est un gage de tranquillité : tous vos appareils et logiciels communiquent entre eux sans soucis. Par exemple, vos emails sont parfaitement synchronisés entre un iPhone et un iPad ou entre un téléphone mobile fonctionnant sous Windows Phone, un PC équipé de Windows et une tablette Surface. Cela ne signifie pas pour autant qu’une tablette Samsung tournant sous Android ne pourra faire la même chose, mais le réglage peut s’avérer assez compliqué pour des néophytes.

Une tablette hybride, c’est quoi ?

Il s’agit d’un appareil deux-en-un : avec son clavier, il ressemble à un PC portable. Sans le clavier, il peut être utilisé comme une tablette. Cette souplesse d’utilisation repose sur un clavier qui est soit détachable, retournable ou coulissant.

On distingue deux types d’hybrides : celles sous Android et celles sous Windows 8 (et dans une moindre mesure sous Windows RT dont l’offre logicielle est encore limitée). Les modèles fonctionnant sous Android ressemblent de très près aux tablettes tactiles classiques avec un processeur mobile ARM.

La configuration technique des hybrides sous Windows 8 s’apparente plus à celle de la micro-informatique. Il n’est donc pas étonnant que la Surface Pro de Microsoft fonctionne avec un puisant processeur Core i5 et dispose de 128 Go de stockage, mais c’est un cas isolé (et cher, environ 1000 €), car la majorité des tablettes Windows se contentent d’une puce Intel Atom ou d’un Core i3.

Tablettes 4G

Signe de la montée en puissance de la 4G, les modèles de tablette capables de surfer sur ce réseau se multiplient. On citera notamment les tablettes Android produites par Samsung, Asus ou Sony sans oublier les nouveaux iPad.

Microsoft : un cas à part

Le géant américain a réussi un double exploit. Premièrement, proposer deux tablettes performantes et bien conçues. Deuxièmement, brouiller les esprits des consommateurs avec deux systèmes d’exploitation, l’un appelé Windows 8 et l’autre… Windows 8 RT.

Le premier système équipe la Surface Pro (remplacée depuis fin octobre 2013, par la Surface Pro 2) et qui est destinée aux professionnels. Le second, Windows RT, est installé sur la Surface (remplacée depuis fin octobre, par la Surface… 2).

Contrairement aux modèles basés sur un processeur Intel, il n’est pas possible d’installer d’applications qui ne soient pas sur le Windows Store. C’est donc un système « fermé » comme celui d’Apple. On notera toutefois que la Surface 2 est livrée en standard avec une version complète d’Office (Outlook, Word, Excel, OneNote, …) ce qui en fait un outil capable de remplacer un portable sans renoncer aux bénéfices d’une tablette.

Quelques modèles de tablettes

Surface 2

Plus mince, plus légère, plus rapide que la version précédente (appelée Surface et sortie il y a un an), cette tablette sous Windows 8 RT affiche une autonomie de 10 heures. Équipée d’un écran Full HD, elle est livrée avec Office 2013, incluant maintenant Outlook. Sa connectique est pratique puisqu’il y a un port USB 3.0 et un emplacement pour une carte mémoire. Avec l’achat d’une Surface 2, Microsoft offre 200 Go de stockage sur SkyDrive pendant deux ans ainsi qu’un an d’appels vocaux gratuits illimités vers les lignes fixes depuis Skype.

440 € (32 Go) et 540 € (64 Go)

Apple IPad retina 128 GO

Dès qu’on évoque le mot tablette, on pense automatique à l’iPad. Son modèle reste en effet une référence en matière de finition et de facilité d’usage. Ses caractéristiques techniques sont très bonnes avec entre autres un excellent écran (résolution de 2048 x 1536 pixels) un processeur puissant, une connectivité sans fil parfaite avec le Wi-Fi n et le Bluetooth 4.0. Seul bémol : son prix.800 €

Google Nexus 7

Beaucoup moins cher que celle d’Apple, cette tablette (fabriquée par Asus) et fonctionnant sous Android, présente de sérieux atouts. Son écran de 17,8 cm est de très bonne qualité et son autonomie (9 h) est suffisante pour regarder plusieurs vidéos. Dommage qu’elle n’ait que 32 Go de mémoire interne et qu’elle soit un peu fragile…

260 €

Samsung Galaxy Tab 3

Concurrent direct de la Nexus 7, ce modèle présente l’avantage d’avoir un écran de 10 » (résolution maxi de 1280 x 800), soit un peu plus de 25 cm, et d’un puissant processeur. Sa connectique est complète : Bluetooth 4.0, Wi-Fi, GPS… Mais sa capacité de stockage interne est très réduite (16 Go). Vous pouvez l’augmenter avec une carte mémoire.

320 €

101 XS d’Archos

Ce modèle sous Android, de la société française Archos, dispose d’un clavier amovible et magnétique, faisant également office de station d’accueil et de coque de protection. Équipée d’un écran de 25,4 cm (1280 x 800 pixels), elle intègre un processeur cadencé à 1,5 GHz, 1 Go de RAM et un espace de mémoire Flash de 16 Go (extensible via des cartes MicroSD). Elle supporte le Wi-Fi et le Bluetooth. Bref, un bon rapport qualité/prix. Seuls reproches : une autonomie et une luminosité un peu faibles.

280 €.

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