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Le « wearable computing » ou l’avènement de l’homme connecté

Ce concept peut se traduire par « l’informatique prêt à porter ». Il repose sur l’idée que des vêtements et des accessoires peuvent devenir des objets connectés. Les premières applications de masse auront pour objet les montres et les lunettes.

L’informatique est omniprésente dans la vie quotidienne des particuliers et plus encore des professionnels.

En moins d’un quart de siècle, les moyens de communication se sont transformés de façon considérable. Qui se souvient encore du Bi-Bop et de ses contraintes ? Apparu en France au début des années 90, ce mobile de France Télécom obligeait son utilisateur à être près d’une des rares antennes installées dans quelques villes pour appeler un ami.

Aujourd’hui, la plupart des salariés disposent d’un smartphone connecté en 3 G et bientôt en 4G lorsque cette technologie se sera généralisée. Le smartphone, tout comme la tablette tactile, sont devenus banals.

Il est probable que dans quelques années, il en sera de même avec les montres et les paires de lunettes connectées. Le « wearable computing » sera progressivement entré dans les mœurs.

Pour l’instant, « l’informatique prêt à porter» apparaît encore comme un concept « futuriste », voire un gadget. Mais les années à venir pourraient être sous le signe du « wearable computing » avec l’arrivée de « vêtements connectés ».

Les montres connectées

Sony, Apple, Samsung, Motorola mais aussi Microsoft travaillent sur des projets de montre intelligente.

Équipées d’un écran tactile dans la majorité des cas, elles peuvent embarquer différents capteurs : GPS, boussole, microphone, etc. Pour l’instant, il n’y a que quelques modèles en vente au tour de 200 €.

On compte notamment la Smartwatch 2 de Sony. Son écran tactile de bonne qualité centralise toutes les notifications reçues sur un smartphone Android. La navigation dans les menus est simple, rapide et agréable. Sony annonce trois à quatre jours d’autonomie et promet 200 mini applications téléchargeables qui permettront de la personnaliser.

Autre modèle, la Galaxy Gear de Samsung. Équipée d’un écran tactile en couleur de 4,14 cm de bonne qualité grâce à la technologie Amoled (comme celle des smartphones), elle affiche une capacité de stockage, non extensible, de 4 Go. Dans le bracelet, on trouve un capteur photo-vidéo de 1,9 million de pixels ainsi qu’un haut-parleur. Elle est compatible avec les téléphones sous Android de la marque.

Il y a enfin la Pebble Watch. Avec un boitier mesurant 3,2 cm de large sur 4,1 de long, elle se remarque, mais ne choque pas l’œil. Compatible avec un iPhone ou un smartphone sous Android, ce modèle est équipé d’un écran non tactile de 3 cm de type e-ink rétroéclairé, similaire à ce qui existe sur les liseuses numériques. Les interactions avec le téléphone sont limitées à décrocher un appel si un kit mains libres est connecté, lire ses notifications (Facebook, SMS, email) et gérer son lecteur multimédia. Mais il est possible d’ajouter de très nombreuses applications gratuites et payantes.

Les lunettes

Comme pour les montres, différentes marques high-tech planchent sur des projets de lunettes connectées ou intégrant des fonctions numériques. Certains projets remontent d’ailleurs à quelques années.

C’est le cas de la GL20 présentée par Polaroid il y a deux ans : une paire de lunettes de soleil embarquant une fonction appareil photo/caméra. Cette idée a été reprise par d’autres et notamment par Google pour ses « Glass ». De la prise de photo à la réalisation de photos sans oublier l’obtention d’itinéraires ou encore la possibilité de se faire lire et de dicter des courriers électroniques, la paire de lunettes à commande vocale imaginée par le moteur de recherche semble prometteuse.

Pour autant, elle ne se passe pas du smartphone auquel elle est raccordée. La connexion sans fil (Bluetooth ou Wi-Fi) permet d’accéder aux données (contacts, favoris Internet…). Google considère d’ailleurs ses « Glass » comme un kit mains libres amélioré. Elles existeront aussi en version solaire et seront adaptables sur des lunettes de vue.

Le plus connu et le plus commenté des outils de wearable computing, les « Google Glass » soulèvent également des inquiétudes à propos du respect de la vie privée. Il sera en effet possible de filmer ou de photographier sans que la personne « visée » ne le sache. Par ailleurs, le porteur des lunettes devra ouvrir un compte sur le réseau social Google+ où ses données seront stockées, et donc mises à disposition.

Des innovations technologiques au service de nouveaux objets

Le développement de ces accessoires, et à plus long terme de vêtements connectés, sera facilité par l’émergence d’innovations technologiques : écrans flexibles de type OLED ou transparents, cartes-mères miniaturisées… De nombreux chercheurs travaillent sur des projets prometteurs. C’est le cas d’une équipe de scientifiques américains qui a mis au point une batterie pliable et également étirable jusqu’à trois fois sa taille. Elle pourrait ainsi résoudre le travers inhérent aux sources d’alimentation : la lourdeur et l’encombrement.

Lorsque ces innovations seront parfaitement maitrisées, les accessoires connectés devraient être de plus en plus utilisés dans diverses applications : l’accès et le partage rapides d’informations, l’interaction et le contrôle d’autres appareils électroniques, l’enseignement et l’apprentissage à distance, l’aide aux malvoyants pour interagir avec leur environnement…

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