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Comment bien choisir un écran d’ordinateur

Bien que trop souvent négligé, les moniteurs sont des périphériques essentiels à la productivité des utilisateurs. La sélection d’un modèle ne doit pas être prise à la légère et doit au contraire prendre en compte les évolutions techniques qui sont en train de redéfinir cette catégorie de matériel. Revue des principales caractéristiques à prendre en compte.

Avec le clavier, l’écran représente le premier élément que l’on regarde dans un magasin lorsqu’on souhaite acheter un ordinateur de bureau ou un PC portable. Mais si très souvent, on teste les touches du clavier pour vérifier leur réactivité et leur sensibilité, on ne s’attarde que rarement sur le moniteur pour en étudier le rendu des couleurs par exemple. Il convient pourtant d’étudier attentivement certains critères techniques afin de sélectionner le modèle qui convient le mieux à ses besoins professionnels.

Définition et résolution : des différences essentielles

Des amalgames sont souvent faits entre la diagonale, la résolution et la définition ! La première renseigne sur les dimensions de la dalle, c’est-à-dire la surface sur laquelle s’affiche le contenu ouvert (fichiers bureautiques, photos, vidéos…). Aujourd’hui, elle varie 19 à 27 pouces pour les modèles grand public ou semi-professionnels. La résolution indique le nombre de pixels que l’écran est capable d’afficher par pouce. Elle s’exprime en ppp (pour « points par pouce », sachant qu’un pouce mesure environ 2,54 cm). Une résolution élevée permet d’afficher simultanément de nombreuses informations à l’écran : un document PowerPoint, une fenêtre de messagerie instantanée de Skype et un agenda partagé par exemple. Il y a enfin la définition qui indique le nombre de pixels sur la hauteur et la largeur de l’écran. Plus elle est élevée, plus les informations affichées sont nombreuses, mais de petite taille…

Dalle LCD : des technologies aux spécificités particulières

Tous les écrans destinés au grand public reposent sur des dalles LCD. Mais il existe deux principaux procédés : la TN et l’IPS-LED. La TN (Twisted Nematics) est la plus connue et répandue car elle est bon marché. Par contre, son angle de vision est assez étroit. Elle est aujourd’hui de plus en plus concurrencée par l’IPS-LED (In-Plane Switching). Son angle de vision est très ouvert et ces écrans sont très réactifs. On en trouve à tous les prix y compris autour de 100 € pour des 21.5 ».

Toujours à propos de la vision, il faut éviter les dalles brillantes. Elles attirent l’œil dans les magasins, mais elles deviennent très vite insupportables lorsqu’on passe plusieurs heures à travailler sur un ordinateur portable. Il est préférable de retenir un écran mat et anti reflets.

Une bonne image : les points-clés pour bien travailler

Avant de retenir un modèle, il convient de l’étudier de près en magasin pour constater sa réactivité, son contraste, la gestion des menus, l’angle de vision… Mais ces petits essais ne sont pas toujours possibles et pratiques en magasin (et encore moins si l’achat est effectué sur un site de commerce électronique…) où les lumières faussent la vision. Quelques points peuvent être vérifiés en consultant la notice technique du moniteur. Exprimée en candela par cm2 (symbole cd, du mot latin qui signifie « chandelle »), la luminosité correspond à l’intensité lumineuse du moniteur. Plus elle est élevée, plus l’affichage gagne en performance. À propos de l’angle de vision, son « étroitesse » n’est pas nécessairement un défaut si vous êtes seul à travailler sur un PC. À l’inverse, un travail en équipe sera facilité par un angle de vision plus large. Cela peut paraitre un détail, mais l’étude du pied a son importance. Il se résume souvent à un support n’ayant pour seul réglage que l’inclinaison. Les modèles proposant l’ajustement de la hauteur et même l’orientation de l’écran (paysage ou portrait) peuvent être utiles.

Ecrans tactiles

Que l’on le veuille ou non, l’écran tactile qui s’est imposé sur les smartphones et les tablettes, est destiné à devenir partie intégrante des PCs. Avec le lancement de Windows 8 et bien sûr celui de Windows 8.1, Microsoft a fait de l’écran tactile une nécessité dans l’interaction de l’utilisateur avec son PC. Bien qu’il soit possible d’émuler la plupart des commandes tactiles au moyen d’une combinaison du clavier et de la souris, il n’en reste pas moins que la stratégie de l’éditeur consiste à privilégier l’utilisation du tactile pour toutes les applications Windows 8 natives et cela sera encore plus vrai avec les futures versions d’Office qui seront également conçues pour être utilisées « au doigt et à l’œil ». Même s’il faudra de nombreuses années pour voir les PCs actuellement sous Windows 7 migrer vers Windows 8.1 et ses successeurs, il n’en reste pas moins que sauf à adopter une stratégie reposant exclusivement sur l’utilisation de tablettes (et donc d’écrans tactiles !), cette transition se fera à un moment ou un autre et donc que la décision de s’équiper d’écrans tactiles représente un bon investissement pour la pérennité de son parc matériel.

La connectique : l’USB n’a pas dit son dernier mot

Sauf à vouloir y raccorder de nombreux périphériques multimédias, il suffit de disposer d’un port numérique DVI (ou mieux, d’une prise HDMI pour la Haute Définition) qui restitue une image plus fidèle. Apparu au printemps dernier, le concept du « Full USB » pourrait intéresser certains collaborateurs. Sur le principe du DisplayLink (émulation d’une carte graphique via un pilote logiciel), le « Full USB » permet de relier à un ordinateur un nombre indéfini de moniteurs, aussi longtemps que suffisamment de ressources système sont disponibles. Un seul câble sert à l’alimentation et à la connexion avec un PC. Ce type de connexion « plug & play » et économe commence tout juste à se développer avec quelques modèles de chez Philips, Lenovo et Toshiba.

Et l’avenir ? Des écrans flexibles !

Quelques marques commencent à dévoiler des prototypes, ou des premiers modèles, de terminaux mobiles (smartphone et tablette) équipés d’un écran OLED (« Organic Light Emitting Diode » – Diodes Electroluminescentes Organiques) flexible. L’OLED marque une double rupture technologique. Premièrement, l’écran n’est plus constitué d’une plaque de verre, mais d’un substrat, qui peut être par exemple une couche de plastique. Deuxièmement, l’écran fonctionne avec des composants qui s’éclairent lorsqu’on les soumet à un courant électrique. À la différence des écrans rétro éclairés (LCD notamment), c’est l’écran lui-même (plus précisément les molécules qui le composent) qui « crée » la lumière. Il s’agit de matériaux organiques spécifiques…

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