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Comment bien choisir son smartphone ?

Sous l’impulsion des constructeurs, la gamme des smartphones tend à s’élargir rapidement rendant ainsi plus difficile le choix d’un modèle. Revue des principaux critères à prendre en compte pour votre prochain équipement.

Choisir un smartphone qui soit à la fois polyvalent et performant est devenu plus difficile depuis que les fabricants ont multiplié les modèles. Paradoxalement, la situation ne s’est pas non plus clarifiée depuis que les systèmes d’exploitation pour mobiles ont atteint un niveau élevé de maturité. Aucun appareil, ni système d’exploitation n’étant parfait, il convient d’étudier certaines caractéristiques techniques avant de se décider pour un nouvel équipement.

L’écran : une diagonale qui augmente

Avec la généralisation des interfaces tactiles dont la prise en main est quasi immédiate, le premier critère est incontestablement l’écran. Il permet d’afficher des images, d’accéder aux nombreuses applications et de communiquer avec ses différents contacts via les réseaux sociaux, la messagerie instantanée, les SMS et les emails. Autant dire qu’il doit être performant.

La diagonale doit être suffisamment grande pour profiter d’images et de caractères très lisibles. La moyenne se situe autour de 4,3 pouces (soit 10,92 cm). Mais à l’avenir, elle pourrait augmenter. Depuis la commercialisation du Samsung Galaxy Note, dont l’écran mesure 5,3 pouces (soit 13,64 cm), d’autres marques ont annoncé l’arrivée de modèles ayant une diagonale égale ou similaire. Enfin, a noter que pour bénéficier d’un bon confort visuel, la résolution doit être élevée (elle peut atteindre 1280 x 720 pixels).

Le clavier : virtuel ou physique ?

Les claviers virtuels évitent d’alourdir le smartphone, mais leur maitrise n’est pas évidente de prime abord et elle exige une période d’apprentissage plus ou moins longue. À cause des écrans tactiles, les modèles avec un clavier réel sont devenus plus rares. Ils sont soit coulissants, soit intégrés à l’une des deux parties du téléphone. Quel que soit le choix effectué, le principal critère reste l’ergonomie.

La mémoire de stockage : interne ou sur carte mémoire

Les smartphones permettent de sauvegarder des photos et des vidéos, mais aussi de nombreux documents bureautiques à usage professionnel. Encore faut-il disposer d’une capacité suffisamment importante. Quelques smartphones ont une mémoire interne élevée (32 Go), mais beaucoup se contentent du minimum (1 Go). Ce faible espace n’est pas nécessairement un handicap. Sous Android par exemple, il est possible de délester le stockage en transférant les applications sur une carte mémoire de type microSD (Secure Digital) ou SDHC (Haute Capacité). L’autre solution consiste à utiliser des plates-formes de stockage sur internet (Cloud Computing) comme Dropbox, Wuala ou Hubic. Les principaux systèmes d’exploitation pour smartphones proposent aussi ce genre de service : Drive de Google pour Android, SkyDrive de Microsoft pour Windows Phone et iOS, iCloud d’Apple pour l’iOS…

La batterie : la question de l’autonomie

Ce critère n’est pas à négliger car une batterie peut être rapidement épuisée par certaines applications « gourmandes » (3G, GPS, vidéo, jeu et Wi-Fi notamment). Avant de choisir un smartphone, il faut vérifier les autonomies en mode communication et en usage multimédia. Il convient également d’étudier sa capacité, exprimée en « mAh ». Plus cette valeur est élevée, plus la capacité est importante. Pour des utilisations intensives, un deuxième chargeur peut rapidement s’avérer indispensable car l’autonomie de certains modèles ne dépasse pas la journée.

Le processeur : le cœur du smartphone

Cette puce électronique est devenue un maillon essentiel dans le bon fonctionnement des téléphones et de certaines applications exigeantes en termes de puissance (jeu, multimédia…). C’est la raison pour laquelle, tous les derniers smartphones bénéficient de processeurs cadencés à 1,5 GHz. Les plus récents s’appuient même sur des puces qui ont deux (Dual-Core), voire quatre cœurs (Quad-Core). Revers de la médaille, ces modèles sont plus chers et pas forcément indispensables sachant que peu de systèmes d’exploitation sont en mesure de tirer parti de plusieurs cœurs.

4G ou pas ?

Si un appareil 4G peut sembler intéressant sur le papier, nous n’en sommes qu’aux prémices du déploiement de cette technologie, les zones couvertes concernant essentiellement les grandes agglomérations. La 4G apporte un plus pour des applications comme la visioconférence ou le transfert de gros fichiers comme les vidéos notamment. Pour des besoins courants comme la consultation de sites internet formatés pour les mobiles, la consultation de documents de travail ou l’accès à la messagerie, la 3G couvre encore l’ensemble des besoins de manière satisfaisante.

Le système d’exploitation : le cerveau du smartphone

Le rôle d’un système d’exploitation est très important. Il intervient dans la gestion de la mémoire et des différentes connexions, le fonctionnement de l’interface, les applications, les types de fichiers supportés…

Les critères de choix seront fonction de l’environnement dans lequel le smartphone devra être utilisé ainsi que la variété des applications disponibles.

  • L’écosystème applicatif :
    C’est souvent le critère déterminant. Le nombre et la qualité des applications disponibles permettront de faire un choix entre iOS, Android, Windows Phone ou Blackberry.
  • L’environnement d’utilisation : un salarié travaillant avec de nombreux programmes de Microsoft aura plus d’intérêts à retenir un smartphone sous Windows Phone 8. Les logiciels de cet éditeur sont parfaitement compatibles entre eux, quelle que soit leur version (ordinateur ou téléphone) et les données peuvent être synchronisées d’un appareil à l’autre.
  • Le constructeur envisagé : s’il s’agit d’un iPhone, il n’y a que l’iOS. Par contre, s’il s’agit d’un HTC, il y a des modèles sous Android et d’autres sous Windows Phone.

iOS

C’est le système d’exploitation des iPhone et des tablettes iPad. Il est donc exclusivement destiné aux produits vendus par Apple. Il est simple à utiliser et à personnaliser grâce aux dizaines de milliers d’applications. Mais il est impossible d’en installer une qui ne soit pas validée par Apple et disponible par le biais de sa plate-forme AppStore.

Android

De nombreux constructeurs de téléphones mobiles utilisent cet OS dans leurs smartphones. Parmi les plus importants, on peut citer entre autres Samsung, Sony et HTC. Il s’agit d’un système ouvert qui se prête bien à une personnalisation très poussée (même le clavier peut être modifié). Revers de la médaille, il n’est pas toujours évident de savoir comment appliquer un réglage spécifique. L’interface a beaucoup évolué pour devenir plus facile à utiliser et aussi intuitive que celle d’Apple. En dépit de son succès, Android souffre d’un problème de fragmentation qui rend plus complexe son support en entreprise du fait de la multiplicité des versions et de la difficulté qui en résulte pour les développeurs d’applications d’adresser tous les terminaux disponibles.

Windows Phone

Après avoir raté son arrivée sur le marché des téléphones portables avec un Windows Mobile peu convaincant, Microsoft est reparti de zéro et a développé un système d’exploitation beaucoup plus abouti : Windows Phone. Ce dernier se distingue d’iOS et d’Android en permettant une plus grande intégration des informations et des actions auxquelles un utilisateur veut accéder. Plutôt par exemple que de proposer plusieurs applications différentes pour la gestion des contacts (annuaire téléphonique, messagerie, facebook, réseaux sociaux professionnels, …), les contacts de l’utilisateur sont intégrés dans un service unique permettant une interaction avec toutes les applications installées.

Avec iOS, Windows Phone est certainement le système d’exploitation le plus facile à utiliser, car plus intuitif. Il est idéal pour ceux qui travaillent sous Windows et qui sont très souvent sur de multiples réseaux sociaux.

BlackBerry OS

Ce système d’exploitation a été développé par la société canadienne RIM (Research In Motion) pour les smartphones vendus sous le nom de BlackBerry. La nouveauté la plus marquante de la version 10 est l’interface utilisateur. Elle est complètement différente de ce que proposait la marque jusqu’à présent et elle se rapproche ainsi des standards du marché que sont Android et iOS d’Apple. Afin de convaincre de nouveau les entreprises, cet OS dispose d’une fonction intéressante baptisée BlackBerry Balance. D’un geste du haut de l’écran vers le bas, on peut basculer entre l’univers personnel et professionnel. Mais le BlackBerry Balance n’est pas qu’une simple interface graphique, c’est aussi et surtout une séparation complète des données professionnelles et privées.

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