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Des tablettes pour tous les usages !

Avec l’arrivée de Surface de Microsoft et le nouveau iPad mini d’Apple, la bataille des tablettes redouble d’intensité en couvrant une gamme élargie de besoins : du modèle ludique au terminal conçu pour les professionnels. Revue des principales offres disponibles

Cet automne, le marché des tablettes est l’un des rares à ne pas connaître la crise.

Il s’agit d’une tendance forte qui se confirme trimestre après trimestre. Les ventes de tablettes sont en forte croissance et les prévisions pour les années à venir indiquent une croissance soutenue. Sur l’année 2012, le marché des tablettes devrait enregistrer une progression de plus de 140 % par rapport à 2011 précise l’institut spécialisé GFK.

À l’opposé, le marché de l’ordinateur de bureau a atteint son apogée, d’où une baisse des ventes : moins 12 % cette année, selon la même source.

De plus en plus de professionnels et de particuliers souhaitent posséder une tablette pour surfer sur le web, pour consommer du contenu numérique mais également pour travailler si besoin est sans avoir à basculer sur un PC. L’offre tend à devenir pléthorique avec de plus en plus de modèles.

Ce constat ne signifie pas pour autant la fin du PC de bureau comme cela a parfois été avancé notamment par Apple.

Les avancées technologiques devraient renforcer les spécificités des usages de chaque classe d’appareil. Pour simplifier, l’ordinateur serait chargé des tâches exigeant beaucoup de puissance et une grande surface d’affichage (impliquant un ou plusieurs moniteurs de grande taille). De leur côté, les tablettes seraient dévouées aux usages impulsifs (consulter ses emails à tout moment par exemple) et aux situations exigeant de la mobilité.

Cette dualité des usages tend pourtant à s’estomper avec l’arrivée de modèles versatiles haut de gamme. On observe également les tentatives de certains constructeurs de faire évoluer ce marché en proposant des solutions hybrides (tablette/PC portable ou tablette/smartphone).

Voici une présentation non exhaustive des principales offres disponibles.

iPad mini et l’iPad 4 d’Apple

Fin octobre, la société californienne a présenté l’iPad Mini (à partir de 340 €), une version 7,9 pouces (écran de 20,06 cm), pour une résolution de 1024×768 pixels, de l’iPad traditionnel. Ses principales caractéristiques : un espace de stockage variable de 16 Go à 64 Go, une puce A5, un capteur photo/vidéo de 5 mégapixels avec mise au point automatique et détection des visages et une batterie au lithium polymère garantissant une autonomie d’environ 10 h en Wi-Fi.

Cette tablette est compatible LTE (4G). Mais comme l’iPhone 5, cette connexion ne répond pas forcément aux normes françaises en la matière.

Même constat pour la quatrième génération d’iPad qui bénéficie de deux améliorations intéressantes. Premièrement, une puce A6X annoncée comme deux fois plus puissante que l’actuelle. Deuxièmement, un chargeur plus rapide. Le principal problème des tablettes tactiles résidant en effet dans un temps de chargement de plus en plus long. Certes, l’autonomie augmente, mais bien souvent il faut de nombreuses heures pour les recharger. Pour réduire ce délai, l’iPad 4 est fourni avec un nouvel adaptateur secteur. Plus performant qu’auparavant, il peut délivrer une puissance de 12 Watts (contre 10 W sur les modèles précédents).

Ces tablettes d’Apple restent avant tout des outils destinés à la consommation de contenu numérique. En dépit des nombreuses applications disponibles, il est difficile voire impossible dans la plupart des cas de considérer cet appareil comme un outil de productivité dans un contexte d’usage professionnel.

Surface de Microsoft

Disponible depuis le 26 octobre, ce modèle représente un pari audacieux pour l’éditeur.

Le marché des tablettes est actuellement dominé par Apple, les modèles sous Android enregistrant une progression importante qui pourrait rapidement menacer les parts de marché du constructeur, à l’instar de ce qui s’est produit sur le marché des smartphones.

Parti là encore avec retard, Microsoft propose pour se démarquer un appareil hybride à la fois tablette et laptop) accompagné d’un environnement logiciel prometteur.

Grâce à un astucieux système de clavier amovible (Touch Cover), cette tablette se transforme en un clin d’œil en un PC portable avec un écran d’environ 27 cm de diagonale (1366×760 pixels). Un procédé popularisé depuis plus d’un an par Asus avec ses tablettes EE Pad Transformer mais qui a été optimisé par Microsoft.

Surface affiche quelques sérieux arguments.

En premier lieu, pour un prix de 490 € (sans le clavier), la tablette dispose d’une capacité de stockage plus importante que sur l’iPad d’entrée de gamme, 32 Go contre 16 Go. Il faut néanmoins relativiser cet avantage étant donné qu’une grande partie de la mémoire installée est utilisée par le système et les applications installées. Contrairement à l’iPad, Surface permet de disposer d’une mémoire de stockage externe grâce au support de clés USB.

Deuxièmement, Office, la suite de logiciels de productivité la plus utilisée, est installée et l’utilisateur bénéficie de la capacité de stockage Cloud de SkyDrive. Enfin, Surface est équipée de Windows RT, la déclinaison ARM du nouveau système d’exploitation de Microsoft. Pour bénéficier du même Windows 8 que sur PC, il faudra attendre la Surface Pro, qui devrait être lancée début 2013 pour un prix encore inconnu.

Deux éléments de différenciation importants consistent dans la présence d’un port USB 2.0 permettant de connecter cette tablette avec différents périphériques et notamment des imprimantes ou des clés USB. Le deuxième élément réside dans la possibilité de créer plusieurs comptes utilisateurs sur cet appareil permettant de le partager sans risques d’interférences entre les différents usages (professionnel et domestique).

Ces caractéristiques permettent de classer Surface dans les tablettes destinées aux professionnels et pas simplement à un usage domestique et ludique comme c’est le cas d’autres modèles. Pour la plupart des utilisateurs en entreprise, Surface permet en effet de se contenter d’un seul appareil en évitant d’avoir à transporter un portable pour travailler.

Nexus de Google

Pour contrer Apple et son nouveau modèle Mini, la firme américaine a décidé de sortir une nouvelle version de sa tablette. Disponible en novembre, la Nexus 10 dispose d’un écran de 25,6 cm (2560×1536 pixels), d’un processeur double cœur Samsung cadencé à 1,7 GHz et de différentes connexions (NFC, Wi-Fi, Bluetooth 4.0 ainsi que d’une sortie micro HDMI). Son tarif varie de 400 € (16 Go) à 500 € (32 Go).

Sa Nexus 7 bénéficie aussi d’un lifting. Un modèle 32 Go ainsi qu’une version mobile (HSPA+) sont proposés. Les prix se situent entre 200 € (16 Go) et 250 € environ (32 Go). Quant à la version HSPA+, elle coûte 300 € sans abonnement.

Galaxy Note 10.1 de Samsung

Concurrente directe de l’iPad, la gamme Galaxy s’appuie sur des performances techniques encore plus élevées dont un processeur Quad Core cadencé à 1.4 GHz et 2 Go de mémoire vive. Pourvue de la technologie S Pen, elle est très agréable à utiliser. Son stylet permet une qualité d’écriture sur écran comparable à celle d’un vrai stylo. Son prix : 470 €.

ElitePad 900 de HP

Disponible en janvier prochain, elle sera destinée aux entreprises. Fonctionnant sous Windows 8 Pro, elle sera proposée avec les HP ElitePad Smart Jackets qui permettent d’ajouter diverses fonctionnalités telles qu’une connectique ou une batterie additionnelle. Elle sera équipée d’un écran de 29,5 cm de diagonale (1280 x 800 pixels), d’un processeur double cœur cadencé à 1,6 GHz, de 2 Go de mémoire vive et d’un disque dur de type SSD (de 32 ou 64 Go). Un modem 3G et/ou 4G est disponible en option.

Kindle Fire HD d’Amazon

Jusqu’à présent, le site de commerce électronique se contentait de proposer des liseuses présentant un bon rapport qualité/prix. Mais avec cette Fire HD, l’Américain s’attaque à l’iPad Mini et à la Nexus 7 de Google. Qualifiée par Jeff Bezos, le fondateur et PDG d’Amazon.com, de « tablette 7 pouces (1280 x 800 pixels) la plus perfectionnée au monde », elle dispose d’un processeur double cœur cadencé à 1,2 GHz, de haut-parleurs stéréo équipés du système audio Dolby Digital Plus et d’une caméra frontale HD pour utiliser Skype. Elle fonctionne sous une version personnalisée par Amazon d’Android et elle est compatible Wi-Fi. Elle est vendue entre 200 € (16 Go) et 250 € (32 Go).

101 XS d’Archos

Comme la Surface de Microsoft, ce modèle sous Android de la société française Archos dispose d’un clavier amovible et magnétique, faisant également office de station d’accueil et de coque de protection. Équipée d’un écran de 25,4 cm (1280 x 800 pixels), elle intègre un processeur cadencé à 1,5 GHz, 1 Go de RAM et un espace de mémoire Flash de 16 Go (extensible via des cartes MicroSD). Si elle supporte le Wi-Fi et le Bluetooth, elle ne sera pas déclinée en version 3G. Son prix : 380 €.

Face à ces offres, quelques marques misent sur les liseuses. C’est le cas de la Fnac avec son Kobo Arc (Android). Vendue 100 €, elle permet entre autres de lire des magazines, de regarder des vidéos et de surfer sur le web.

D’autres proposent des modèles hybrides comme Asus avec son
Padfone 2, un terminal combinant un smartphone (écran de 12 cm, 1280 x 720 pixels) et une tablette tactile de 25,4 cm (1280 x 800 pixels). Il devrait être disponible en France avant le début 2013.

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