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Les navigateurs web : Face à la multiplicité des offres, quel outil choisir ?

Avec les clients de messagerie et les suites bureautiques, les navigateurs Internet sont les applications les plus utilisées au quotidien. Les éditeurs se font la course et rivalisent d’ingéniosité pour séduire les internautes en dotant sans cesse leurs outils de nouvelles fonctionnalités. Revue des cinq principaux navigateurs du marché.

Les navigateurs web, également appelés « fureteurs » ou « butineurs » par les québécois, ne servent plus uniquement à surfer sur la toile. Ils sont devenus en quelques années LA clé de voûte d’applications de plus en plus nombreuses, dans le domaine personnel comme professionnel. Cette diversification des usages a été renforcée par le développement d’extensions (appelées aussi plug-in) permettant d’enrichir fonctionnellement le navigateur.

Si l’accès à un site Web reste la principale fonction d’un navigateur, cet outil tend progressivement à se substituer aux applications classiques en permettant par exemple de consulter ses courriers électroniques, mais aussi de créer, de modifier et de partager des documents par le biais de suites bureautiques hébergées comme Office Web Applications ou Google Applications, sans oublier de jouer avec les animations Flash.

Cinq navigateurs se partagent les faveurs des internautes que nous présentons ci-après :

Internet Explorer

Pendant de nombreuses années, le navigateur de Microsoft a bénéficié d’une domination sans partage après avoir éliminé son rival Netscape. Cette hégémonie de fait a sans doute conduit l’éditeur à baisser la garde pour se faire surprendre par la fondation Mozilla à l’origine de Firefox et plus récemment par Chrome de Google. Il aura ainsi fallu attendre plusieurs années pour voir Internet Explorer reprendre le concept d’onglets apparu en premier dans le navigateur Firefox.


Si Microsoft a mis un peu de temps à réagir, force est de reconnaître qu’aujourd’hui, Internet Explorer 9 a comblé son retard. Comme ses principaux concurrents, la dernière version profite entre autres d’une interface épurée, d’une barre d’adresses faisant office de moteur de recherche et de la navigation privée. Elle bénéficie aussi d’un nouveau gestionnaire de téléchargement.

Internet Explorer 9 s’intègre naturellement aux PC fonctionnant sous Windows 7. Cette intégration permet notamment d’épingler des sites ou des applications en ligne dans la barre des tâches, ce qui constitue un moyen simple et rapide d’accéder facilement aux pages et sites Web utilisés fréquemment, sans qu’il soit besoin d’ouvrir IE9 au préalable.


Hotmail épinglé à la barre des tâches permettant un accès direct

Microsoft a beaucoup investi pour rattraper son retard en améliorant les performances de son navigateur et en travaillant à le rendre compatible avec les derniers standards HTML et notamment de la version 5. Seul navigateur à supporter complètement l’accélération matérielle, il permet de sous-traiter au processeur graphique du PC la responsabilité de l’affichage et ainsi d’accélérer le rendu.

Son point faible consiste dans un déficit d’extensions comparé à Firefox et Chrome. Il reste par contre incontournable en entreprise du fait des outils fournis par Microsoft pour installer, configurer et administrer son navigateur de façon centralisée. En utilisation domestique, il est sérieusement concurrencé par Firefox et Chrome.

A noter enfin qu’Internet Explorer 9 n’est compatible qu’avec Windows 7 et Vista, les utilisateurs de Windows XP devant se contenter d’Internet Explorer 8 ou bien sûr d’un navigateur concurrent.

Firefox

Développé par la Fondation Mozilla, Firefox a longtemps fait figure de principal challenger d’Internet Explorer avant de progressivement laisser ce rôle au nouveau venu Chrome de Google. Il est intéressant de noter que la quasi-totalité des revenus de la fondation provient de Google ! Si ce dernier parvient un jour à sérieusement concurrencer Microsoft sans l’aide de Firefox, on peut se demander si son financement sera alors garanti.

Sans doute pour ne pas se laisser rattraper par Chrome, la fondation Mozilla a récemment multiplié les mises à jour, allant jusqu’à publier une nouvelle version toutes les 6 semaines !

Auprès d’un large public de techniciens, de Geeks ou de développeurs Web, cet outil reste une référence pour trois raisons principales :

  • une ouverture rapide des pages web
  • sa sécurité
  • et un écosystème très riche en extensions.

La facilité d’usage constitue l’un de ses points forts. Ainsi, depuis Firefox 11, les modules peuvent être synchronisés d’une installation de Firefox à une autre via l’utilisation d’un même compte.

Sync, l’outil natif de synchronisation, supporte maintenant les modules complémentaires, les marque-pages, les mots de passe, les préférences, l’historique et les onglets.


Firefox a sans doute un bel avenir devant lui mais la nouvelle concurrence représentée par Chrome l’a récemment fait passer au second plan.

Chrome

C’est en quelque sorte le trublion d’internet. Apparu il y a un peu plus de 3 ans, le logiciel de Google (qui s’est appuyé sur le programme Open-source Chromium) a « cassé » les habitudes et obligé les navigateurs web à réagir.

Ses deux principaux atouts restent sa rapidité et son interface très allégée qui a pu déconcerter les internautes au début. Comme Firefox, ce logiciel peut être personnalisé à l’envi avec de très nombreuses extensions. La synchronisation est également complète, ce qui permet de retrouver exactement le même environnement sur tout autre ordinateur.


L’accès aux différents services de Google (comme Gmail, Google Document, Drive…) est bien sûr parfait.

En trois ans d’existence Chrome a gagné sa place dans le trio de tête des navigateurs les plus utilisés, aidé en cela par le moteur de recherche de Google qui en fait une promotion agressive.

Opera

Ce logiciel n’a sans doute pas la reconnaissance qu’il mérite. Beaucoup moins connu que Firefox et qu’Internet Explorer, Opera est pourtant précurseur dans de nombreux domaines.

Développé par des Norvégiens, ce programme a toujours bénéficié d’innovations intéressantes.

C’est le cas notamment de la fonction « Turbo » permettant de compresser les pages afin d’accélérer leur affichage sur les connexions à faible débit mais aussi de faire des économies sur les forfaits 3G.

Autre option séduisante : « Opera Unite ». Elle offre la possibilité de transformer le navigateur en serveur afin de partager des contenus multimédias ou d’héberger un forum. Mais la fonction la plus connue et appréciée est le Speed Dial : une page web (qui peut devenir la page d’accueil) affichant des vignettes des sites et extensions favoris.


En plus de ces innovations pratiques, Opera se distingue des autres outils par le fait qu’il n’est pas un simple navigateur. Il s’agit d’une suite logicielle. Elle comprend notamment un client de courrier électronique, un lecteur de flux d’informations au format RSS, un client IRC et un gestionnaire de téléchargements prenant en charge les liens BitTorrent.

Tout comme Firefox, Google Chrome et Safari, le navigateur norvégien repose enfin sure une plate-forme permettant de développer des extensions.

Safari

Intégré dans Mac OS X, Safari est le navigateur web d’Apple.

Il existe une version Windows doté d’une interface épurée et qui prend en charge la plupart des fonctionnalités de ses concurrents : flux RSS, onglets, sauvegarde des mots de passe, formulaires automatiquement remplis, gestion avancée des favoris.


Safari propose désormais à chaque ouverture d’un nouvel onglet l’affichage de vignettes qui vous redirigent directement vers vos sites préférés ou ceux que vous visitez le plus. Enfin, il dispose d’un mode « lecteur » qui permet à l’internaute de consulter des articles et sites présentés de manière plus lisible et sans mise en page graphique ni publicité.

Safari a été critiqué dans sa version Windows pour des lacunes de sécurité et semble avoir du mal à percer face au trio de tête des navigateurs.

A réserver sans doute aux inconditionnels d’Apple.

Quel navigateur choisir ?

Il n’y a pas de réponse à cette question, tant les recommandations pourront varier en fonction du profil et des usages de chacun. Pour le commun des mortels, Internet Explorer, Firefox ou Chrome feront parfaitement l’affaire, ces deux derniers outils étant plus souvent utilisés par des utilisateurs au profil technique.

La recommandation serait plutôt d’en installer plusieurs, la coexistence entre différents navigateurs sur une même machine ne posant pas de problèmes à priori.

On utilisera ainsi en fonction des besoins, tel ou tel outil et on saura qu’en cas de besoin ou de problème avec un navigateur, un autre déjà installé sera prêt à prendre le relais.

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