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Souris et clavier sont-ils amenés à disparaître ?

La généralisation des interfaces tactiles alliée au développement de la reconnaissance vocale et/ou gestuelle signifient-ils le déclin de la souris et du clavier ? En dépit de leurs limitations, ces deux périphériques ne risquent malgré tout pas d’être supplantés à court ou moyen terme.

Inventée en 1963 par Douglas Carl Engelbart du Stanford Research Institute, la souris est le périphérique le plus utilisé sur un ordinateur. Sa longévité s’explique par sa simplicité, son efficacité mais aussi par sa capacité à évoluer pour répondre aux besoins des utilisateurs.

Très rudimentaire à ses débuts (souris mécanique avec deux roues à 90°, puis une boule et 4 rouleaux), la souris a adopté la molette de défilement (années 80) puis la lecture optique (1995). Elle a enfin coupé le cordon ombilical la reliant au PC en devenant sans fil (2001).

Malgré ces évolutions, le succès de l’iPhone, puis de la tablette iPad a eu pour conséquence de donner un coup de vieux au binôme clavier-souris. Les interfaces tactiles, la reconnaissance vocale et gestuelle se présentent comme de sérieux concurrents pour certains usages. Il n’en reste pas moins que clavier et souris restent incontournables dans une grande variété de scénarios.

Les écrans tactiles

Quiconque a pratiqué un smartphone ou une tablette le reconnait bien volontiers : Il ou elle est séduit par l’intuitivité et la réactivité de l’interface tactile.

En quelques minutes, n’importe qui (même un enfant) est en mesure de s’approprier ces appareils. Mais ces appareils ne peuvent être présentés comme la panacée.

S’ils s’avèrent pratiques pour jouer, pour écouter de la musique, lancer une vidéo ou faire une brève recherche sur le web, ils sont en revanche beaucoup moins performants qu’un PC pour la plupart des tâches de production.

Ecrire un article ou un long email devient plus ou moins fastidieux dès qu’on utilise le clavier virtuel d’une tablette. Même si avec un peu d’entrainement, on peut écrire assez vite, les fautes de frappe restent plus nombreuses qu’avec un vrai clavier. Quant à la souris, elle reste indépassable parfaite pour un pointage précis par exemple.

La reconnaissance gestuelle

Depuis le lancement par Nintendo de la Wii et de sa Wiimote (petite télécommande) en 2006, la commande gestuelle a pris son essor.

Les concurrents du constructeur de jeux vidéo, Microsoft et Sony, ont développé des offres équivalentes. Qu’il s’agisse de la Wii, du PlayStation Move (Sony) ou de la Kinect (Microsoft), le principe est le même : une caméra située au-dessus du téléviseur capte les mouvements que vous faites avec une manette ou bien votre corps. Ces gestes sont ensuite « traduits » pour lancer une commande ou réaliser une action. Comme pour les interfaces tactiles, la compréhension par l’utilisateur est quasi immédiate.

Ce succès incite des fabricants de téléviseurs (Samsung et LG entre autres) à proposer des modèles pouvant être commandés par de simples gestes.

Le remplacement de la télécommande n’est malgré tout pas encore pour demain. Si la reconnaissance gestuelle fonctionne sans aucun périphérique, cette solution se heurte à différents écueils comme la difficulté à comprendre les ordres émanant d’un groupe familial devant l’écran.

Cette technologie, couplée à la reconnaissance vocale, fera sans doute son apparition prochainement sur le PC grâce à une version de Kinect pour les PC Windows. De nombreuses fonctions jusque-là déclenchées par une commande clavier et souris pourront l’être par le couplage de commandes gestuelles et vocales.

La caméra pourra ainsi « reconnaître » l’utilisateur et ouvrir sa session. On pourra déplacer sa main pour balayer les pages d’un document ou d’un site Web. Beaucoup d’actions pourront ainsi être simplifiées. Reste que le travail de précision comme la retouche photographique pourra difficilement se passer de notre bon vieux pointeur.

La reconnaissance vocale

Le traitement de la langue, écrite ou parlée, est l’une des applications grand public ayant le plus bénéficié de l’Intelligence Artificielle. De nombreux services clients aujourd’hui filtrent les appels grâce à la reconnaissance vocale. Cette technologie permet également de donner des ordres à certains téléphones mobiles et autoradios. Mais il s’agit pour l’essentiel de commandes « basiques ».

En dépit d’années de développement d’outils de reconnaissance vocale, rien ne vaut un clavier pour la rédaction de documents, et même dans le cas d’un smartphone le clavier reste plus pratique pour écrire un email.

Choisir le bon matériel

Au bout du compte, le binôme clavier-souris reste indétrônable pour de nombreuses applications. Il convient néanmoins de les choisir avec discernement.

Pour éviter le syndrome du canal carpien et l’épicondylite (plus connue sous le nom de tennis elbow), les personnes qui utilisent un clavier à longueur de journée doivent veiller à ce que leurs poignets ne soient pas « cassés », c’est-à-dire pliés vers le haut. Les repose-poignets ne sont pas qu’un gadget.

Certains modèles de clavier sont en arc de cercle, d’autres en forme de vague, d’autres encore n’ont pas toutes les touches à la même hauteur. Le choix d’un tel clavier est réellement une affaire de goût et d’habitude. Il faut donc le tester avant de l’utiliser quotidiennement.

La qualité des touches n’est pas à négliger. Certaines sont trop résistantes, trop sèches au toucher et créent ainsi une petite douleur ou des fourmillements au bout des phalanges après un usage intensif.

Concernant la souris, les modèles à laser sont plus précis que les souris optiques tout en étant utilisables sur tous types de surface. Enfin, de plus en plus de souris ont des formes étudiées pour s’adapter parfaitement à la main de l’utilisateur. C’est très agréable, mais elles ne conviennent souvent qu’aux mains droites…

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