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L’influence croissante du Web sur le commerce

En quelques années, l’Internet aura évolué d’un outil d’échange entre chercheurs à un medium plébiscité par le grand public pour devenir aujourd’hui un moteur essentiel du commerce.

Le e-commerce ou commerce électronique se porte bien. Selon une étude récente réalisée pour établir le bilan 2011 du commerce électronique – presque 40 milliards d’euros ont été dépensés en ligne par les Français l’an passé, soit une croissance de 22 % en un an.

Mais au-delà de ces chiffres impressionnants, le fait le plus important est le poids croissant du medium Internet dans la décision d’achat.

De plus en plus d’internautes se mettent en quête d’informations sur les forums ou de recommandations sur les réseaux sociaux lorsqu’ils envisagent un achat. La conséquence en étant que selon l’institut Forrester Research, environ un tiers des ventes en magasin sont désormais influencées par le Web.

Social et e-commerce

Le Web et le commerce sont devenus indissociables. Ce mariage se traduit notamment par l’avènement de ce que l’on appelle le « Social Commerce ». Pour simplifier, ce concept se présente sous trois formes: l’achat collectif à la Groupon, les communautés de consommateurs (social shopping) et dans une moindre mesure le partage d’achats (purchase sharing).

Pour les commerçants et les marques, faire l’impasse sur ces évolutions risque de représenter une erreur stratégique.

Les réseaux sociaux sont là encore incontournables. Plusieurs études confirment en effet qu’une majorité de consommateurs consultent leur cercle de relations pour décider d’acheter ou non le produit / service dont ils ont besoin.

Comme dans le monde réel, les consommateurs se fient davantage aux avis d’autres consommateurs qu’aux publicités des marques. Le « social commerce » apparait ainsi comme une version moderne du « bouche à oreille ».

Une entreprise qui investit dans les médias sociaux se donne la possibilité de communiquer avec ses consommateurs et ainsi de pouvoir répondre à leurs questions ou besoins.

Dans le cas contraire, elle perd une occasion de créer un lien direct et d’instaurer une relation de confiance avec des clients potentiels. Elle court le risque d’avoir des difficultés à maîtriser sa e-réputation, car les recherches des internautes aboutiront sur des espaces qu’elle ne « contrôlerait » pas.

L’importance croissante de l’affiliation

L’affiliation est une pratique consistant à exposer l’offre d’un vendeur sur des sites partenaires augmentant ainsi la visibilité d’une marque.

En s’appuyant sur l’affiliation, les sites escomptent des retours sur investissement élevé.

Selon l’observatoire de l’e-pub SRI Cap-Gemini, les ventes générées par l’affiliation ont connu une progression de 18 % pour atteindre 13 millions de ventes, contre 11 millions au premier semestre 2010. Un euro investi dans les programmes d’affiliation permet de générer 14,84 euros de revenus. Résultat, la croissance des investissements dans l’affiliation au premier semestre 2011 est de 18 %, contre 13,7 % entre 2009 et 2010.

Le mobile comme substitut de la carte bancaire

Le téléphone est en passe de devenir une carte bancaire et de substituer à cette dernière tout comme il a remplacé dans bien des cas l’appareil photo.

Ce que l’on appelle le m-commerce consiste à utiliser son téléphone comme support de paiement de proximité dans les boutiques physiques, grâce à un système (puce ou autres) embarquant la technologie Near Field Contact (NFC) permettant de régler ses achats « sans contact ».

Pour l’instant, le paiement par mobile en reste à une phase d’expérimentation (excepté en Corée du Sud) mais les analystes sont optimistes. D’après l’institut anglo-saxon Juniper, les paiements générés par les achats et transactions depuis les mobiles pourraient atteindre 670 milliards de dollars en 2015, contre 240 milliards cette année.

Le commerce et la proximité

Dernier concept en vogue, le SOLOMO s’est imposé dans la dernière édition de « Le Web 11 », une manifestation réunissant tous les ans les défricheurs du net.

Ce nouvel acronyme (SOLOMO pour Social-Local-Mobile) vise à faire la synthèse du social, du local et de la mobilité. Cette tendance n’en est qu’à ses débuts en France contrairement à ce qui s’observe aux États-Unis ou de nombreuses start-up de la Silicon Valey ne jurent que par ce nouveau concept.

A titre d’exemple notons qu’Outre-Atlantique de plus en plus de chalands se promènent entre les linéaires des magasins dotés de nouveaux outils. Dès qu’ils repèrent un produit intéressant, ils en scannent le code-barre afin d’en comparer le prix et éventuellement de l’acheter directement en ligne. Plusieurs applications pour smartphones permettent ainsi de comparer immédiatement les prix tout en consultant les avis d’internautes.

L’impératif d’une présence sur le Web

Pour les gérants de boutique, la communication sur les réseaux sociaux va devenir indispensable pour éviter cette fuite de clientèle.

En établissant un lien direct avec les internautes, ces commerçants commencent à réaliser qu’une présence réactive sur le Web 2.0 est plus rentable qu’un encart publicitaire dans le quotidien local. La géolocalisation leur permet par exemple de communiquer leurs offres auprès des internautes évoluant à proximité de leurs enseignes.

Le revers étant que la mise en place de ce type de communication n’est pas toujours évidente pour des petits commerces. Cette situation devrait pourtant s’améliorer avec l’arrivée de nouveaux outils d’analyses simplifiés qui leur permettront de mieux gérer leur présence à travers les médias sociaux.

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