Articles IT et Télécoms

Bilan 2011 et prédictions 2012

Comme chaque année nous vous proposons une rétrospective des tendances qui ont marqué 2011 tout en essayant d’anticiper sur celles qui marqueront cette nouvelle année.

Bilan 2011

2011 n’aura pas introduit de rupture majeure dans l’univers des TIC. Si on met à part les nombreuses et malheureuses péripéties de HP ainsi bien sûr que la disparition de Steve Jobs, le paysage industriel reste largement inchangé.

Les tendances apparues les années précédentes ont poursuivi leur chemin: montée du Cloud, de l’Internet mobile, d’HTML, consumérisation en marche, poursuite de la virtualisation, …

Le seul phénomène nouveau à faire une véritable percée étant ce que l’on appelle le « Big Data ». A contrario, le Green IT commence à s’essouffler, sans doute pour avoir été mis à toutes les sauces.

On aura également beaucoup parlé de l’épuisement rapide des adresses IPv4 et de la nécessité de migrer rapidement vers IPv6, nul doute que ce thème reviendra dans l’actualité en 2012.

Prévisions 2012


L’hétérogénéité des terminaux devient la norme

Il est bien fini le temps ou le « PC » représentait le seul outil informatique dans l’entreprise. Que les directions informatiques le veuillent ou non, de plus en plus d’utilisateurs revendiquent l’utilisation de leurs propres terminaux (Smartphones, tablettes, notebooks, …) pour se connecter au système d’information de l’entreprise. Ce que l’on appelle la consumérisation de l’informatique est un phénomène inéluctable qu’il est nécessaire de prendre en compte et d’anticiper afin d’éviter de se trouver débordé. Les DSI pourront compter sur de nouvelles applications de supervision conçues pour gérer l’hétérogénéité des terminaux. Ils auront également à cœur de favoriser l’utilisation de standards multiplateformes à l’instar de HTML 5 pour leurs nouvelles applications.

Windows 8, iPad et la redéfinition de l’interface utilisateur

Autre bouleversement à venir, l’hégémonie de l’interface utilisateur à base de pointeur, de fenêtres et de menus déroulants est à son tour remise en question par la montée en puissance de nouveaux paradigmes venus du monde du mobile. Le succès de l’iPhone, de l’iPad et d’Android est à l’origine d’une nouvelle méthode d’interaction avec le terminal reposant sur le tactile. Cette évolution va également gagner le poste de travail avec l’arrivée cette année de Windows 8 dont l’interface Metro découle de celle de Windows Phone 7, elle-même basée sur le tactile.

L’interaction basée sur la voix et le geste va également commencer à apparaître avec la commercialisation d’une version de Kinect pour les PC Windows annoncée pour février par Microsoft.

HTML 5 s’impose

Seule solution à l’hétérogénéité grandissante des terminaux, HTML 5 paraît bien placé pour devenir le dénominateur commun des applications à venir. Capable de s’adapter aux tablettes, aux Smartphones sans oublier tous les types de PC, ce standard toujours en devenir verra croître son adoption même s’il ne permet pas de tirer parti des spécificités de chaque système d’exploitation sous-jacent. Les applications spécifiques à chaque plate-forme (Windows, iOS, Android, …) ont encore un bel avenir devant elles même si elles devront désormais compter avec l’émergence d’une réelle alternative qui devrait s’imposer progressivement.

La généralisation du modèle d’App store

Les catalogues en ligne d’applications mobiles (App store) d’Apple et Google regroupent déjà des centaines de milliers de logiciels différents. Selon Gartner, à partir de 2014, il s’y téléchargera plus de 70 milliards d’applications chaque année. Et ce d’autant plus que tous les éditeurs d’applications professionnelles et autres progiciels vont adopter cette architecture de distribution. Cette logique va même se retrouver au sein des entreprises qui déploieront leur propre catalogue d’applications en interne. Au final, au moins la moitié des applications seront déployées via un catalogue d’applications en ligne d’ici 2015. Une analyse que ne dément pas Forrester. Le cabinet rappelle que dans dix ans, plus de 50 % de la population active sera composée d’enfants du millénaire qui ont grandi avec les pouces vissés à leurs mobiles et pour qui le déploiement d’une application s’effectue forcément via un App store.

Un « App store » pour chaque système

Le temps des applications packagées paraît bien révolu si l’on considère le succès des catalogues d’applications en ligne. Des centaines de milliers d’applications sont d’ores et déjà accessibles en téléchargement pour les différents terminaux du marché (iPhone, Android, iPad, MacOS, Windows Phone 7). Microsoft va bientôt rejoindre le mouvement en adoptant à son tour ce modèle pour les futures applications Windows 8 et dans une moindre mesure les applications Windows traditionnelles.

Les différents constructeurs feront en sorte que les applications professionnelles soient également distribuables par ce biais pour une diffusion en interne.

Le NoSQL pour le Big Data

Le langage SQL rencontre ses limites face à l’explosion du volume des données non structurées (vidéos, blogs, tweets, emails, …) que les entreprises se doivent de prendre en compte. Différentes technologies regroupées sous l’étiquette NoSQL ont fait leur apparition afin de permettre l’analyse de cette masse de données. C’est le cas du framework Hadoop de la fondation Apache qui est progressivement adapté par les principaux acteurs du monde de l’informatique : IBM, Oracle, Microsoft, etc.

Des Datacenter basse consommation

Chaque fondeur met en avant ses nouvelles puces optimisées pour réduire la consommation des serveurs. Qu’il s’agisse de l’Atom d’Intel ou des puces 64 bits d’ARM, les processeurs basse consommation commencent à se répandre dans les centres informatiques. Il s’agit de réduire la dissipation thermique, ces nouveaux processeurs permettant de diminuer la consommation jusqu’à 30 fois par rapport aux processeurs traditionnels. L’adoption de ces processeurs a pour objet de réduire les coûts liés à la climatisation qui pèsent de plus en plus dans les dépenses d’exploitation des Datacenters.

La banalisation du Cloud Computing

Le succès d’Office 365, des Google Apps ainsi que des applications CRM hébergées préfigure d’une adoption massive du modèle Cloud par les entreprises dans les années à venir. Les plateformes Azure de Microsoft ou EC2 d’Amazon permettent un déploiement rapide et économique d’applications métier. La plupart des acteurs de l’industrie se tournent vers ce modèle tout en essayant de renforcer la sécurité des données comme des accès.

Windows 8

Attendu pour la fin de cette année, le successeur de Windows 7 promet de bouleverser les habitudes en adoptant une nouvelle interface tactile appelée « Metro » qui pourra s’exécuter aussi bien sur des PC traditionnels que sur des tablettes. Disponible sur processeurs Intel mais aussi sur les processeurs ARM équipant la plupart des tablettes commercialisées, Windows 8 supportera également les applications Windows traditionnelles comme Office mais sans que l’on sache aujourd’hui ce qu’il en sera des machines basées sur des processeurs ARM.

L’arrivée attendue pour fin février de la première beta publique de Windows 8 permettra sans doute de savoir si le pari d’un système hybride a des chances d’être adopté par les utilisateurs.

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