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Le Cloud Computing : un succès grandissant lié à la réduction des coûts d’exploitation

Apparu au début des années 2000, le « Cloud » séduit aujourd’hui de plus en plus d’entreprises désireuses de faire des économies tout en bénéficiant de nouvelles applications performantes.

Une réorganisation interne de Cisco donne naissance à une nouvelle division dédiée au Cloud Computing, SFR Business Team va renforcer sa présence sur ce marché, Orange Business Services annonce de nouvelles offres, SAP multiplie les applications en ligne…

Il n’y a pas eu un jour en novembre sans que le secteur de « l’informatique dans les nuages » ne fasse l’actualité. Cette multiplication d’annonces témoigne de la montée en puissance d’une architecture apparue il y a un peu plus de dix ans.

Réticentes il y a encore quelques mois, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à vouloir franchir le pas.

Les raisons de cet engouement sont multiples mais les « avantages » financiers apparaissent comme l’un des critères déterminants. Pour schématiser, les bénéfices engendrés par un passage en mode Cloud sont surtout liés à la réduction des coûts d’exploitation (paiement à l’usage, maintenance, support…) et dans une moindre mesure aux économies d’investissements (matériels, logiciels, projets …).

D’après IBM, en moyenne, le Cloud Computing aide les entreprises à diviser par deux leurs coûts opérationnels.

En optant pour le Cloud Computing, une entreprise évite d’investir dans d’importantes infrastructures et bénéficie d’une mise en service très rapide (un serveur peut être activé en quelques minutes) ainsi que d’une plus grande flexibilité de son informatique.


Le Cloud pour les PME

Concernant ce que l’on appelle le SaaS (Software as a Service) les offres de ce type, à l’instar d’Office 365 ou de Google Applications, apparaissent comme un moyen de réduire les investissements informatiques puisqu’une offre SaaS est facturée comme un service.

Avec « l’informatique dans les nuages », les entreprises n’achètent pas la licence du produit et elles n’ont pas besoin de s’occuper des mises à jour du logiciel et de la maintenance des équipements.

Ces caractéristiques sont particulièrement attractives pour les TPE-PME. A la différence des grands comptes, elles disposent rarement d’une direction informatique capable de gérer à la fois un parc informatique diversifié ainsi que des logiciels plus ou moins homogènes.

Enfin, la multi-location, qui désigne le partage d’une même application par plusieurs clients, permet de diviser les coûts d’exploitation des applications qui supportent ce mode et engendre une nouvelle réduction de coûts de 20% environ.

Les avantages du Cloud Computing sont donc évidents. Ils le sont encore plus dans certains cas.

Si les besoins informatiques d’une entreprise sont très variables (différents sites, des filiales, un nombre variable de collaborateurs…) et qu’elle a souvent besoin de grandes quantités de données ou de capacités de calcul, l’adaptabilité et la flexibilité des offres de Cloud Computing pourraient être synonymes d’importantes économies. En effet, lorsque l’entreprise n’a pas de projet, il n’y a pas d’onéreux serveur ou ordinateur qui tourne « à vide »…

Se concentrer sur les applications métiers


De façon plus générale, « l’informatique dans les nuages permet de confier aux solutions SaaS les usages transverses, génériques, industrialisables (comme le CRM – Customer Relationship Management, la communication et la collaboration). Pour les directions informatiques des entreprises, cette « répartition » des tâches libère du temps et des ressources et lui permet de se concentrer sur les applications « cœur de métier », porteuses de compétitivité et de différentiation », explique Louis Naugès, Président de Revevol.

Ces propos rejoignent le constat d’une étude publiée en novembre 2010 par le cabinet d’analyses « Horses for Sources » et la London School of Economics. Les responsables métiers avancent trois arguments en faveur des offres dans les « nuages ».

  • Premièrement, le Cloud Computing permet d’accéder plus rapidement à des applications de qualité.
  • Deuxièmement, il permet de se concentrer sur la transformation des besoins métiers et non pas sur l’évolution de l’informatique.
  • Enfin, il permet aux équipes métiers d’accéder à des applications complexes que les équipes informatiques ne sont pas forcément en mesure de mettre en place.

C’est la raison pour laquelle à l’intérieur des entreprises, et notamment des grands comptes, ce sont souvent les services « métiers » qui poussent à l’adoption du Cloud Computing, soit parce qu’ils sont habitués à travailler avec les applications spécifiques d’un éditeur (c’est souvent le cas en CRM), soit parce qu’ils y trouvent des avantages en matière de souplesse.

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