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SSD : la fin des disques durs classiques ?

Les SSD (pour Solid State Disk, ou disques à semi-conducteurs) sont en quelque sorte de très grosses clés USB. Grâce à la technologie de mémoire Flash sur laquelle ils sont basés, ils sont plus performants, mais encore bien plus chers, que les disques durs magnétiques installés dans les ordinateurs.

Ils sont petits mais ils font le maximum. Apparus il y a quelques années, les disques durs SSD devraient se généraliser dans les prochaines années.

Certes, les disques durs « classiques » (de 2,5 ou 3.5 pouces) seront encore majoritaires pendant de nombreuses années (notamment dans certains domaines particuliers comme le stockage). Mais cette évolution semble inéluctable pour les ordinateurs de bureau et les portables. Leur utilisation est transparente pour le système d’exploitation puisqu’ils sont raccordés par le contrôleur SATA.

Cette montée en puissance s’explique par les nombreux atouts de ces disques. Beaucoup plus petits (voir la photo ci-dessous montrant un disque dur classique, en haut, et un SSD en bas) et légers que les disques durs magnétiques que tout le monde a sur son ordinateur, les SSD présentent trois avantages majeurs : la rapidité, le silence et la faible consommation.

Dès que l’on remplace le disque dur magnétique par un SSD, un ordinateur retrouve en effet une seconde jeunesse. Tout devient plus rapide : le démarrage du système d’exploitation, le lancement d’un logiciel ou encore l’ouverture d’un document Word.

Pour simplifier, on peut dire que cette vélocité est due à la mémoire de type Flash (comme celle des clés USB) permettant une réduction très importante des temps d’accès aux données. De nouvelles normes promettent des débits encore plus élevés. La vitesse de transfert des données passerait de 200 à 400 Mo/seconde.

Trop chers

Le deuxième avantage est l’absence de nuisance sonore. Ce silence s’explique par l’absence de pièces en mouvement. En effet, à la différence d’un disque dur classique le SSD n’a pas de plateaux.

Troisième atout intéressant, la faible consommation électrique. Sans entrer dans des comparaisons trop techniques, on peut indiquer que la consommation est deux fois moins importante pour un SSD que pour un disque avec plateaux (à peu près 200 mA en fonctionnement contre près de 400 mA). Au repos, les SSD sont mêmes très économes contrairement à un disque qui doit faire tourner ses plateaux.

Faut-il pour autant en conclure que les SSD représentent le support de stockage parfait ?

Non, car ils ont quelques défauts. Comme tous les semi-conducteurs, la mémoire Flash chauffe un tout petit peu quand elle fonctionne. Et comme tous les semi-conducteurs, elle fonctionne mieux une fois refroidie. Mais cela ne signifie pas pour autant que l’ordinateur risque la surchauffe…

Les deux obstacles majeurs qui freinent l’adoption de ce type de support sont le prix et la capacité limitée de ces disques.

Comparés aux modèles mécaniques, les SSD sont encore un peu trop chers. Reste une inconnue : la fiabilité dans le temps de ces supports. Même si des tests menés par différents sites montrent qu’il n’y a pas trop de soucis à se faire, des organismes de normalisation vont publier des spécifications permettant de mesurer réellement ce facteur.

Des solutions originales

Concernant la capacité de stockage, les SSD ne peuvent pas non plus rivaliser avec les disques classiques. Mais l’écart s’amenuise : en 2007, les SSD plafonnaient aux environs de 30 Go, les disques durs 2,5 pouces étaient à 250 Go.

Actuellement, les SSD atteignent 512 Go et les disques durs de 1 To octets (mille giga octets) se généralisent (et les 3 To commencent à être commercialisés).

Régulièrement, les fabricants de SSD sortent de nouveaux modèles plus performants.

D’autres misent sur des solutions originales. Le poids lourd du secteur, Seagate a sorti un disque hybride (appelé Momentus XT) mi disque dur, mi SSD de 500 Go pour le coût de 130 €.

De son côté, la start-up anglaise Dataslide prépare la sortie de son HRD (Hard Rectangular Drive) en 2012/2013. Il s’agit un disque rectangulaire qui allie les capacités des disques magnétiques et les performances des SSD. Imaginé par Charles Barnes, ancien responsable des systèmes d’information des hôpitaux anglais, le HRD a trois atouts majeurs qui pourraient lui permettre de bousculer le marché des supports de stockage destinés à la fois aux professionnels et aux particuliers.

Premièrement, un accès très rapide aux données. Le HRD serait capable d’effectuer 160 000 opérations de lecture/écriture de données par seconde, soit 40 fois plus que les disques durs classiques les plus performants !

Deuxième intérêt : des capacités de stockage élevées. Dataslide affirme pouvoir fabriquer des disques durs de 2,5 To à l’horizon de 2012. Enfin, le HRD consommerait seulement 4 Watts pour une opération de 100 000 écritures en une seconde. Un disque dur classique en consommerait 800 fois plus !

Une usine devrait ouvrir prochainement en France.

En conclusion

On le voit, les SSD semblent promis à un bel avenir. La baisse des prix des mémoires et l’augmentation des capacités de stockage devraient favoriser leur acquisition dans les prochaines années.

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