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Microsoft met à jour Windows 7, Windows Server 2008 R2 et annonce une version quasi finalisée d’Internet Explorer 9

Le 22 février, Microsoft a rendu officielle la version finale du Service Pack 1 (SP1) destiné à Windows 7. Ce service pack n’apporte aucune nouvelle fonctionnalité majeure si ce n’est la prise en charge des instructions AVX 256 bits proposées par Intel sur ses récents processeurs Sandy Bridge.

Le SP1 consiste en effet dans une compilation des correctifs et des mises à jour de sécurité qui ont été publiés régulièrement par Microsoft depuis la sortie de Windows 7.

Pour installer le SP1, il suffit de passer par Windows Update ou de télécharger une image disque (ISO) de près de 2 Go. La première option est recommandée car elle s’avère plus rapide sur des machines mises à jour automatiquement et ne nécessite que 750 Mo d’espace pour les versions 32 bits et 1050 Mo pour les versions 64 Bits.

La seconde option, par contre, peut intéresser de nombreuses entreprises car elle facilite une réinstallation et un déploiement : le nombre de correctifs à télécharger après une installation étant en effet très minime.

Quelle que soit l’option retenue, Il est recommandé de désactiver temporairement l’antivirus (à réactiver après la fin de l’installation) pour ne pas ralentir le processus de mise à jour et éviter un éventuel conflit.

Pour les ordinateurs portables, il est nécessaire de s’assurer que ceux-ci sont branchés sur une prise secteur et non sur batterie.

Microsoft recommande également de débrancher les onduleurs. Il faut déconnecter le câble série de connexion avant d’installer le Service Pack. Le programme d’installation tente en effet de détecter automatiquement les périphériques connectés aux ports série et l’onduleur risque de provoquer des problèmes avec le processus de détection.

À noter que Microsoft met à disposition des utilisateurs ne souhaitant pas installer le service pack un outil logiciel qui bloquera son installation pour un an à partir de la date officielle de mise à disposition pour le grand public, soit jusqu’au 22 février 2012.

Les évolutions de Windows Server 2008


À la différence du SP1 de Windows 7, le service pack destiné à Windows Server 2008 R2 apporte de nouvelles fonctionnalités.

L’une des principales améliorations est l’arrivée d’une fonctionnalité appelée Dynamic Memory.

Ce composant dédié à l’hyperviseur (virtualisation) permet à l’administrateur d’allouer dynamiquement la mémoire vive de sa machine hôte à ses différentes machines virtuelles.

Les ajustements d’allocation mémoire peuvent être réalisés à « chaud », c’est-à-dire en temps réel en fonction des besoins et sans interruption de service.

Pour utiliser Dynamic Memory, le serveur de virtualisation doit utiliser soit Windows Server 2008 R2 avec le SP1, soit Hyper-V Server 2008 R2 avec cette version du Service Pack.


La seconde nouveauté est le RemoteFX qui a pour objet d’améliorer l’affichage des machines clientes virtuelles avec une prise en charge plus performante des éléments graphiques, tels qu’Aero.

Pour utiliser RemoteFX, le serveur de virtualisation doit être en cours d’exécution avec Windows Server 2008 R2 SP1, l’ordinateur virtuel doit exécuter Windows 7 édition Enterprise avec SP1 ou Windows 7 Édition Intégrale avec SP1 et le client distant enfin doit exécuter Windows Server 2008 R2 avec SP1 ou Windows 7 avec SP1.

Faut-il installer le SP1 ?

Aucune urgence à installer ce service pack sur Windows 7 ainsi que dans l’hypothèse où vous n’avez pas besoin de Dynamic Memory, ni de RemoteFX sur Windows Server 2008.

Par contre, le fait de l’installer permet de prolonger la durée de support du système considéré.

Sachant que très rapidement les nouveaux PC installés seront livrés préconfigurés avec le SP1, il est préférable de déployer le service pack sur les machines installées afin de maintenir une homogénéité du parc installé.

IE9 en approche


Parallèlement à ces deux importantes mises à jour, Microsoft a également publié la « Release Candidate », c’est-à-dire une version quasi finale de son navigateur Internet Explorer 9 disponible sous Vista et Windows 7, mais pas sous Windows XP.

Avec cette version, Microsoft continue à faire évoluer son navigateur en apportant quelques améliorations : le moteur Javascript est plus performant et, comme ses concurrents, la compatibilité avec le HTML5 s’étend à la géolocalisation et à la prise en charge du codec vidéo WebM.

Selon Microsoft, cette version serait 35 % plus rapide que la version bêta publiée en septembre dernier.

Concernant l’ergonomie, il est désormais possible d’afficher les onglets sur une ligne séparée et Internet Explorer se dote enfin d’un vrai gestionnaire de téléchargement.

Enfin, en matière de sécurité, Microsoft a ajouté une fonction d’anti-tracking (blocage des cookies de régies publicitaires) ainsi que le filtrage ActiveX.

Plus original, un système de bonne réputation, Smartscreen Application Reputation, a été mis en place. Lorsque l’utilisateur demande à télécharger un fichier qui provient d’une source reconnue comme fiable, il ne reçoit plus de message d’avertissement. Cette bonne réputation est basée sur la télémétrie (remontée des statistiques de téléchargements) et la signature numérique.  La version définitive pourrait arriver fin mars ou dans le courant du mois d’avril.

Windows Phone 7


Enfin, le mois de février a été chargé pour Microsoft qui a aussi mis à jour Windows Phone 7 en anticipation de l’arrivée d’une nouvelle version qui va apporter le copier-coller, le support des processeurs Qualcomm 7 X 30, la fonction de géolocalisation sur les réseaux CDMA et la gestion optimisée du multitâches.

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