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Qu’est-ce que la Business Intelligence ?

La Business Intelligence, que l’on traduit en français par informatique décisionnelle ou tout simplement décisionnel, se démocratise rapidement pour assister de plus en plus d’entreprises dans leur processus de prise de décision. Tour d’horizon des principaux concepts.

La Business Intelligence ( « Bi-aille » pour les initiés), peut se définir comme un ensemble de moyens, d’outils, et de méthodes destinés à supporter l’aide à la décision dans l’entreprise. Réservé jusqu’à une période récente aux grandes entreprises, le décisionnel se démocratise rapidement en se mettant à la portée d’un nombre toujours plus grand de sociétés, y compris de PME.

Historique

Les débuts du décisionnel remontent aux années 80 avec l’arrivée des bases de données relationnelles popularisées par Oracle. Cette nouvelle catégorie d’outils, pour l’époque, en séparant pour la première fois le code et les données d’une application allait permettre de réutiliser ces dernières à des fins d’analyse.

Les années 90 ont été les témoins d’une profusion d’innovations dans ce domaine. On citera notamment les moteurs OLAP (à l’origine des cube et hyper-cubes), la généralisation des outils de reporting, les datawarehouse ou entrepôts de données, le datamining et ou encore les EIS (Executive Information Systems), précurseur des tableaux de bord. Cette période a vu la naissance d’un grand nombre d’éditeurs innovants tels que Business Objects, Hyperion, Cognos, … pour la plupart depuis rachetés par IBM ou SAP.

Dans cette décennie qui s’achève, la démocratisation du décisionnel aura été la conséquence de l’intégration des outils de Business Intelligence au sein même des bases de données comme SQL Server mais aussi de plus en plus dans les applications de gestion et les progiciels de gestion intégrés.

Objectifs de la Business Intelligence

L’informatique décisionnelle peut s’envisager comme le complément naturel de l’informatique de gestion. Si cette dernière a pour objet le support des activités opérationnelles de l’entreprise, le décisionnel aura lui pour objectif d’analyser à posteriori les résultats, de suivre en temps réel la bonne marche de l’activité (au moyen d’indicateurs de performance pré-définis) et de plus en plus d’anticiper sur l’avenir grâce à l’analyse prévisionnelle.

Infrastructure

La mise en place d’une informatique décisionnelle implique de déployer une infrastructure permettant d’alimenter en données les outils utilisés.

Il s’agit notamment de mettre en place une chaîne de production destinée à extraire les données générées par les différentes applications de gestion ou de production utilisées dans l’entreprise. Ces données, une fois consolidées, seront stockées dans des « entrepôts » (appelés datamart ou datawarehouse) afin d’y être exploitées par les outils décisionnels.

Type d’applications

Il existe plusieurs types d’applications décisionnelles adressant une grande variété de besoins.

L’application la plus utilisée est certainement le « reporting » qui consiste à produire périodiquement des rapports sur les différents indicateurs de l’entreprise. Ces rapports, diffusés par email ou publiés sur l’intranet de la société, permettent aux responsables opérationnels de suivre en continu les résultats de l’activité.

On trouve ensuite le reporting sur mesure ou ad-hoc qui consiste à réaliser un rapport ponctuel sur une question donnée. Cette tâche s’est suffisamment simplifiée pour être réalisable par la plupart des utilisateurs, sans nécessiter de faire appel à la direction informatique.

Dans l’ordre décroissant d’utilisation, mais pas d’utilité, on trouvera le « datamining », consistant à analyser les données à des fins d’explication ou d’analyse prédictive.

Enfin, au sommet de la pyramide on trouvera les tableaux de bord, utilisés par les directions générales, qui consistent dans la consolidation d’un ensemble d’indicateurs de performance pré définis.

Outils

Il existe un grand nombre d’outils permettant la mise en place d’une infrastructure d’aide à la décision. Ces outils, souvent très spécialisés, varieront en fonction de la taille de l’entreprise, de son secteur d’activité et de la sophistication de ses besoins.

Si la plupart des outils décisionnels sont l’affaire de spécialistes, la tendance est à l’intégration progressive de services de Business Intelligence au sein d’un grand nombre d’applications.

A titre d’exemple, on notera que la plupart des applications de gestion ou de progiciel de gestion intégrés, en provenance de Sage ou de Microsoft par exemple, s’enrichissent de modules de reporting ou d’analyse prédictive.

Parmi les bases de données, SQL Server de Microsoft se distingue par la richesse des outils intégrés en standard permettant de mettre en place une chaine décisionnelle complète sans nécessiter l’acquisition souvent coûteuse de modules complémentaires.

La plateforme de collaboration SharePoint est dotée de nombreux outils permettant d’extraire et de consolider les différents types de données utilisées dans l’entreprise afin de les publier sur un intranet.

Enfin, l’outil décisionnel le plus utilisé au monde n’est autre qu’Excel. Ce tableur s’enrichit au fil des versions de fonctions (tableaux croisés dynamique, tables pivots, …) lui permettant de traiter un volume de données de plus en plus important afin de représenter et d’analyser celles-ci.

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